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Villes, cafés, torréfacteurs et articles.

Guide du pays

Café de spécialité — Italie

Chez nous, la spécialité a gagné facilement : le café du bistrot était mauvais, il suffisait de le servir correctement, et Paris s'en est aperçu avec vingt ans de retard. L'Italie n'offre pas cette facilité. Le comptoir tient, il coûte un euro, il est bon dans son registre. Voici où payer deux fois plus a du sens, et où le vieux bar garde raison.
  • 183cafésLe plus de cafés : Rome
  • 73villes
  • 23torréfacteurs
  • 3événements

Italie : villes et torréfacteurs

À propos du café de spécialité — Italie

L'euro du comptoir n'est pas l'ennemi, c'est la référence

Le bar qui ouvre à six heures tire un ristretto court dans une tasse chaude, encaisse la pièce et a fini avant que le manteau soit tombé de vos épaules. Mélange avec robusta, calibré pour le sucre, identique d'une ville à l'autre, et parfaitement à sa place. Demander deux ou trois fois ce prix, et demander en plus qu'on s'assoie, revient à contredire quelque chose qui fonctionne déjà, devant des habitués qui en boivent trois par jour et discutent le quatrième.

D'où la forme qu'ont prise les adresses réunies ici. Les bars de spécialité qui tiennent gardent un vrai espresso au comptoir, au tarif du quartier ou presque, et renvoient l'éthiopien lavé, le filtre et le flat white sur une seconde carte, celle de la salle. On entre, on dit un caffè, on paie, on ressort en deux minutes : la rupture est dans la trémie, pas dans le rituel. Ceux qui suppriment le rituel se remplissent de visiteurs et se vident de voisins, et la différence se voit depuis le trottoir à huit heures du matin.

Rome par quartiers, le Nord à pied, le Sud sur rendez-vous

Rome compte vingt-huit adresses publiées et aucune rue-destination : la ville se prépare par quartier, jamais par liste. Plus haut, la densité suit les vieilles villes industrielles et universitaires — Milan vingt-deux, Turin douze, Florence onze, Bologne dix. C'est là qu'on construit une journée entière autour du café avec encore des options à seize heures, quand la plupart des bars italiens se taisent. Brescia en aligne quatre, Bergame deux.

Au sud de Rome, la carte devient une suite de détours assumés. Palerme et Cagliari en ont quatre chacune : de quoi tenir un week-end si vous vérifiez les horaires d'abord, pas de quoi improviser un lundi. Lecce en a deux. Naples, Bari, Catane, Raguse et Ostuni figurent sur la carte avec de longues routes entre elles, et Naples fait cas à part : le bar traditionnel y est excellent, la spécialité y reste une opinion minoritaire plutôt qu'une montée en gamme. Les villes de vin se lisent autrement encore : Alba et Barolo portent un seul café chacune, Lucques aussi, ce que donne une ville de passage avec un seul opérateur sérieux. Au total, cent quatre-vingt-deux adresses dans soixante-douze villes.

Les torréfacteurs ne sont pas là où vous les cherchez

Florence est la poche la plus épaisse de la liste : Ditta Artigianale, D612 et Gearbox travaillent dans la même ville, ce qui explique qu'on y boive mieux que sa taille ne le laisse supposer. Gardelli Coffee, lui, opère depuis Forlì, une ville de Romagne qu'on dépasse en filant vers l'Adriatique, et reste plus connu hors des frontières que chez lui. Les vingt-deux torréfacteurs actifs se répartissent ensuite par tempérament plus que par région : Bugan Coffee Lab à Bergame, Cafezal à Milan, Aliena à Rome, BASE à Vérone, puis, plus bas, Etna Roaster à Catane et Essentzia à Cagliari.

Presque tous vendent des sachets au comptoir, et plusieurs tiennent le bar attenant à l'atelier, ce qui reste la façon raisonnable de goûter avant de s'engager sur un kilo qu'il faudra rapporter dans le sac.

Ce qu'on commande, et avant quelle heure

Le matin est le vrai horaire d'ouverture : un bar plein à huit heures peut fermer à dix-huit, et le dimanche devient illisible dès qu'on quitte les grandes villes. Pour autre chose qu'un espresso, demandez un filtro ou nommez la méthode, car le filtre est souvent préparé à la commande et rarement annoncé au tableau. Les prix sont affichés par obligation légale, et la consommation assise coûte légitimement plus cher qu'au comptoir : la note change de forme, personne ne vous majore. Deux cafés de la sélection portent un choix de la rédaction, signalé dans leur fiche, à prendre comme point de départ et non comme classement.

Si vous greffez ce voyage sur autre chose, ancrez-le sur les torréfacteurs : horaires plus fiables, quelqu'un derrière le comptoir qui a envie d'en parler, et un billet de train qui se justifie.

Italie : questions sur le café de spécialité

Italie : combien y a-t-il de cafés de spécialité ?

Italie : 183 cafés sur la carte Specialty Atlas, répartis dans 73 villes. Celles qui en comptent le plus : Rome (28 cafés), Milan (22 cafés) et Turin (12 cafés).

Italie : y a-t-il des torréfacteurs de café de spécialité ?

Oui : 23 torréfacteurs sur Specialty Atlas, chacun avec sa fiche. Ceux qui ont le plus de grains au catalogue : Picapau Coffee Roastery, Pierre Coffee Roasters et Perfero Caffè.

Italie : quelles villes ont un tampon dans le Passeport café ?

73 villes : Rome, Milan, Turin et 70 autres villes. Pour obtenir le tampon d'une ville, passez dans l'un de ses cafés et confirmez la visite dans l'application.